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vendredi 16 novembre 2012

De la philosophie du Boson de Higgs

           Voila qui remet en question nos certitudes.....pour mieux comprendre, je vous propose un article de Etienne Klein , physicien théoricien et philosophe des sciences français. Docteur habilité en philosophie des sciences, diplômé d’études approfondies en physique théorique, ingénieur centralien, il est professeur à l’Ecole Centrale et directeur de recherches au Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) où il dirige le Laboratoire de Recherches sur les Sciences de la Matière, installé à Saclay :

           Aujourd’hui, chacun le voit bien, la physique et la philosophie sont deux disciplines bien séparées, au lycée, dans la plupart des cursus universitaires, et même dans nos cerveaux. Cette indépendance relative ne semblant affecter ni la progression de la philosophie, ni celle de la physique, il n’y a pas lieu de la remettre en cause. D’autant qu’en apparence, la démarche et les objectifs de la physique n’ont guère à voir avec ceux de la philosophie. On pourrait même défendre l’idée qu’il s’agit de deux modes étrangers l’un à l’autre d’exercice de l’activité intellectuelle, qui ne traitent pas des mêmes problèmes, ne mettent pas en jeu les mêmes raisonnements ni les mêmes facultés, ne répondent pas aux mêmes finalités et ne sont pas entretenus de la même manière par la société. Il reste que, tout en étant différents, ces deux exercices de l’activité intellectuelle communiquent secrètement, et qu’à trop oublier ce qui les relie, on rate des occasions de penser, de penser autrement, de penser plus avant… Au nom même des exigences de « l’Intellect », il faut donc régulièrement mettre en contact la physique – et ce qu’elle découvre – avec la philosophie, afin de faire émerger de nouvelles questions, ou de nouvelles façons de poser d’anciennes questions, voire de bousculer des métaphysiques trop datées.


Gaston Bachelard, mort il y a tout juste cinquante ans, le 16 octobre 1962, écrivait dans la Philosophie du non : « Finalement la philosophie de la science physique est peut-être la seule philosophie qui s’applique en déterminant un dépassement de ses principes. Bref, elle est la seule philosophie qui soit vraiment ouverte. » En effet, l’intellect ne se développe pas qu’à partir de lui-même : il y a un en-dehors de l’esprit, et cet en-dehors, c’est le réel, que les physiciens tentent justement de cerner et qui, au gré de leurs découvertes, peut faire retour sur l’esprit et modifier, par ricochet, les contours de ce que nous appelons la raison.

Ce qui rend d’ailleurs la physique intellectuellement si précieuse, c’est qu’il lui arrive de faire des « découvertes philosophiques négatives », pour reprendre l’expression de Maurice Merleau-Ponty (La Nature. Notes – Cours du Collège de France, Paris, Seuil, 1995). Que faut-il entendre par là ? Que certains de ses résultats, qu’ils soient théoriques ou expérimentaux, peuvent modifier les termes en lesquels certaines questions philosophiques se posent, apporter des contraintes, et ainsi s’inviter dans des débats qui lui sont a priori extérieurs. Songeons par exemple à la question du temps : même en restant sur un plan strictement philosophique, à coup de citations d’Aristote, de saint-Augustin, de Kant, de Husserl ou de Heidegger, il est devenu difficile de traiter de cette question du temps comme si la théorie de la relativité d’Einstein n’avait pas « fait ses preuves » tout au long du XXe siècle.

L’une des plus belles découvertes philosophiques négatives de la physique vient tout juste d’advenir : le 4 juillet, des physiciens du CERN ont annoncé urbi et orbi avoir détecté une nouvelle particule, le « boson de Higgs ». Quel rapport avec la philosophie, me direz-vous ? Il est que l’existence de cette particule vient défaire le lien quasi-ontologique qu’on avait pris l’habitude d’établir entre matière et masse, comme s’il allait philosophiquement de soi que ces deux notions participent l’une comme l’autre de la même idée de « substance ». Confortés depuis des lustres par cet amalgame, nous inclinons à croire que la masse des objets matériels, notamment des particules élémentaires, leur est consubstantiellement liée, qu’un électron, par exemple, « possède » sa masse, au sens où celle-ci lui appartient en propre. Notre esprit a même tellement tendance à suivre cette pente que nous éprouvons la même peine à nous figurer ce que pourrait bien être un corps matériel sans masse qu’à imaginer une masse pure qui ne s’incarnerait pas en un corps.

Pourtant, en 1964, trois physiciens théoriciens, Robert Brout, François Englert et Peter Higgs, véritables argonautes de l’esprit, avaient suggéré que la masse, au lieu d’être une propriété des particules élémentaires, une caractéristique qu’elles porteraient en elles-mêmes, pourrait n’être qu’une propriété secondaire de ces particules, résultant de leur interaction avec… le vide ! Cette hypothèse impliquait, bien sûr, que le vide ne fût pas tout à fait… vide, mais contînt ce qu’on appelle un « champ », en l’occurrence le « champ de Higgs », avec lequel les particules interagiraient, ce qui aurait pour effet de les ralentir. Une analogie va ici nous aider à comprendre : imaginons un champ de neige ayant partout la même épaisseur et que les particules soient de petits êtres dotés de skis. Celles ayant des skis parfaitement fartés glisseront sans frottement, de sorte que nous aurons l’impression qu’elles vont à la vitesse de la lumière, donc qu’elles n’ont pas de masse. Les autres, dotées de skis moins bien fartés, seront freinées par la neige, et plus elles seront ainsi ralenties, plus nous leur attribuerons une masse élevée.

La découverte qui vient d’être faite du boson de Higgs prouve que ce mécanisme est proche de celui que la nature a choisi pour conférer leur masse aux particules élémentaires.

Du coup, physiquement aussi bien que philosophiquement, le statut de la masse n’est plus ce qu’il était…

Autres ouvrages de E Klein:
Petit voyage dans le monde des quanta (2004), Il était sept fois la révolution, Albert Einstein et les autres (2005), Le facteur temps ne sonne jamais deux fois (2007) et son dernier livre, Rugby quantique (2011).



lundi 2 mai 2011

Muguet



Il semble que le muguet ,ou lys des vallées, plante originaire du Japon, soit présente en Europe depuis le Moyen-Age. La plante à clochettes a toujours symbolisé le printemps et les Celtes qui lui accordaient des vertus porte-bonheur.

Le 1er mai 1561, le roi Charles IX officialisa les choses : ayant reçu à cette date un brin de muguet en guise de porte-bonheur, il décida d'en offrir chaque année aux dames de la cour. La tradition était née.

La fleur est aussi celle des rencontres amoureuses. Longtemps, furent organisés en Europe des "bals du muguet". C'était d'ailleurs l'un des seuls bals de l'année où les parents n'avaient pas le droit de cité. Ce jour-là, les jeunes filles s'habillaient de blanc et les garçons ornaient leur boutonnière d'un brin de muguet.

Bon, c'est aussi la fête du Travail.......

1er mai 1886. Ce samedi à Chicago, un mouvement revendicatif pour la journée de 8 heures est lancé par les syndicats américains. Une grève, suivie par 400 000 salariés paralyse de nombreuses usines. Le mouvement se poursuit et le 4 mai, lors d'une manifestation, une bombe est jetée sur les policiers qui ripostent. Bilan : une dizaine de morts, dont 7 policiers. S'en suivra la condamnation à mort de cinq anarchistes.

20 juin 1889 : le congrès de la IIème Internationale socialiste réuni à Paris pour le centenaire de la Révolution française, décide de faire du 1er mai un jour de lutte à travers le monde avec pour objectif la journée de huit heures. Cette date fut choisie en mémoire du mouvement du 1er mai 1886 de Chicago.

Dès 1890, les manisfestants arborent un triangle rouge symbolisant leur triple revendication : 8 heures de travail, 8 heures de sommeil, 8 heures de loisirs. Cette marque est progressivement remplacée par une fleur d'églantine, puis en 1907 par un brin de muguet. Le muguet fait son grand retour...

24 avril 1941 : en pleine occupation allemande, le 1er mai est officiellement désigné comme la fête du Travail par le gouvernement de Vichy qui espérait ralier les ouvriers. Le jour devient chômé.

Avril 1947 : la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération. Celui-ci fait du 1er mai un jour férié payé.

mardi 2 novembre 2010

Images de Grève

Images de Fête
Ceci pour Nicolas!
Et cela pour Carla!



Commencer par la.....après, on verra!

La roue de fortune

vendredi 26 février 2010

Aidez les jeunes Créateurs....!

Elle crée pour vous, selon vos goûts et vos instructions, des lampes, des tableaux, et bien d'autres objets ; un concept original qui mérite un petit clic:

jeudi 25 février 2010

Aidez les jeunes créateurs !


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mercredi 17 février 2010

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dimanche 14 février 2010

Saint Valentin

De nombreux historiens associent l'origine de la St Valentin aux lupercales romaines célébrées le 14 ou 15 février, qui étaient aussi l' occasion de trouver un jeune homme ou une jeune femme par l'intermédiaire d'une loterie organisée à cette occasion.
Célébrée le 15 février, le jour du Printemps dans l'Antiquité, en l'honneur de Lupercus, dieu de la fertilité et de la fécondité, cette fête païenne est liée aux origines de la ville de Rome. Son nom signifie "loup" en latin et vient du Lupercal, la grotte au flanc du Mont Palatin dans laquelle la Louve aurait allaité les jumeaux Romulus et Rémus qui fondèrent la ville. Les Lupercales deviennent la grande fête du printemps et de la fertilité.
Trois étapes rythmaient la fête : le sacrifice d'un bouc, la course des prêtres luperques pendant laquelle ils fouettaient les femmes avec des lambeaux de peau de l'animal et le banquet. Les Romains aimaient les jeux de hasard. Ils organisaient une sorte de loterie conduisant les jeunes hommes à tirer au sort dans une urne le nom d'une jeune fille qui devait rester en leur compagnie durant tout le banquet. Parfois les couples tombaient véritablement amoureux et se mariaient. Cette tradition était dédiée à Junon, déesse du mariage.
Cette fête païenne n'était pas pour plaire aux Saints Pères de l'Eglise primitive qui instaurèrent donc une fête particulière en l'honneur de Saint-Valentin, mort le 14 février 268, ou 270, selon les versions.
Une autre origine de la Saint-Valentin, enfin, remonte au Moyen-Age. On dit en effet qu'à cette époque une croyance se répandit en France et en Angleterre selon laquelle la saison des amours chez les oiseaux débutait le 14 février et que, prenant exemple sur eux, les hommes trouvèrent ce jour propice à la déclaration amoureuse. C'est ainsi que depuis, à la Saint Valentin, chaque Valentin cherche sa Valentine.
Saint-Valentin, avant d'être saint, était un prêtre romain du nom de Valentin vivant sous le règne de l'Empereur Claude II (IIIème S.apr-JC). A cette époque, Rome était engagée dans des campagnes militaires sanglantes et impopulaires. Claude II, également surnommé Claude le Cruel, ayant des difficultés à recruter des soldats pour rejoindre ses légions, décida d'interdire le mariage pensant que la raison pour laquelle les romains refusaient de combattre était leur attachement à leurs femmes et foyers respectifs. Malgré les ordres de l'Empereur, Saint-Valentin continua pourtant de célébrer des mariages. Lorsque Claude II apprit l'existence de ces mariages secrets, il fit emprisonner Valentin. C'est pendant son séjour en prison que Valentin fit la connaissance de la fille de son geôlier, une jeune fille aveugle à qui, dit-on, il redonna la vue et adressa une lettre, avant d'être décapité, lettre signée " Ton Valentin ".
Une autre version mentionne ce même que Valentin , mais cette fois comme l'ami des enfants, emprisonné et décapité un certain 14 février, parce qu'il refusait de sacrifier aux dieux romains.
On dit que les enfants, qui aimaient bien leur ami, lui passaient des messages à travers les barreaux de sa cellule. Ce serait l'explication des petits mots doux qu´on échange, avec des fleurs et des cadeaux.
Les historiens ont des points de vue différents car car il y aurait 7 saints chrétiens prénommés Valentin qui pourraient être fêtés le 14 février.

Ce n'est que plusieurs siècles plus tard, une fois l'Empire romain déchu, que Valentin fut canonisé en l'honneur de son sacrifice pour l'amour. Cette époque est en effet celle où une vaste entreprise de transformation des fêtes païennes en fêtes chrétiennes est menée par l'Eglise Catholique.
Le pape Gélase Ier obtint l'abolition des Lupercales en 495, jugeant cette fête religieuse trop décadente. Les Lupercales furent ainsi un des derniers rites païens à disparaître de la Rome devenue progressivement chrétienne. Pour en effacer le souvenir, l'Eglise aurait choisi d'honorer la mémoire de Saint Valentin le 14 février à titre de protecteur des couples.
La Saint-Valentin fut ainsi instituée par l' Eglise pour contrer une fête païenne (Lupercalia) à l'occasion du Jour de la fertilité, dédiée à Lupercus, dieu des troupeaux et des bergers, et à Junon, protectrice des femmes et du mariage romain. (il s'agit d'une des faces de Junon, Junon-Lucine, déesse de la fécondité, de la naissance et de la vie, et non de l'épouse de Jupiter).

jeudi 28 janvier 2010

La Passion des belles Automobiles

Du beau travail signé Ettore
Calandres




La passion des belles automobiles

(rétromobile porte de Versailles jusqu’à Dimanche)

mercredi 27 janvier 2010

Un nouveau véhicule écolo

Bravo les Verts qui proposent un nouveau véhicule urbain familial (4 places) ; l'architecture à quatre pédales, associée à un design soigné nous ont séduits; seul inconvénient mineur, le poids, mais les concepteurs y travaillent..(noter une économie de 19 kg déjà réalisée en ajourant les garde boue!)

Les concepteurs spécialistes des études de marché très fines ont constaté que les utilisateurs ont un sens de giration préféré sans qu'ils en soient réellement conscients (A droite, pour les verts en général) Le modèle ci dessus présenté porte de Versailles en exclusivité cette semaine est prévu pour utilisation sur boulevards extérieurs dans le sens solaire; deux autres versions seront proposées, une pour le sens polaire et enfin un modèle pour rouler en ligne droite (sur la voie du milieu)....ces solutions permettent l'économie d'un mécanisme de direction qui serait lourd et onéreux...

dimanche 17 janvier 2010

Sainte Roseline : elle avait l’œil sur ses réserves….et faisait des miracles…

Sainte Roseline
Fille de Giraud II, seigneur de Villeneuve et de Sibylle de Sabran, Roseline naît au château des Arcs, en Provence, le 17 janvier 1263, aînée d'une famille de neuf enfants. Sa mère, Alors qu’elle était enceinte, aurait entendu une voix lui prédire : "Tu enfanteras une rose sans épine, une rose dont le parfum embaumera toute la contrée". Dès lors, un doux parfum de rose se serait répandu autour d’elle. Dès le berceau, Roseline portait les stigmates de la sainteté : son front rayonnait d'une clarté surnaturelle. Lors d'une famine causée par une grande sécheresse, les paysans viennent aux portes du château pour réclamer du pain. Roseline, qui n'était encore qu'une enfant, vide en cachette les réserves des greniers pour venir en aide aux malheureux. Un jour elle est surprise par son père qui lui ordonne de lui montrer ce qu'elle cache dans son tablier. Confuse, Roseline ouvre son tablier d'où s'échappe une brassée de roses.
La tante de Roseline est la prieure d'un monastère de la chartreuse à la Celle-Roubaud. Les fréquentes visites de Roseline à sa tante finissent par faire éclore chez elle une vocation religieuse. Son père, qui souhaitait pour elle un riche mariage, commence par s'opposer à ce projet mais finit par accepter, et en 1278, Roseline intégre la Chartreuse de Saint-André-de-Ramières, au pied du mont Ventoux, en tant que novice. Par la suite, elle termina son noviciat au couvent de Bertaud près de Gap. Alors qu’un soir, elle était chargée de préparer le repas de la communauté, elle se mit en prière et tomba en extase. Elle sentit le Seigneur près d’elle et s’entretint avec lui "dans le doux secret de son cœur". A l'arrivée des religieuses, rien n'était prêt. La prieure était sur le point de gronder Roseline lorsqu'elle vit des anges qui s'éloignaient après avoir dressé la table et disposé la nourriture.
En 1285, Roseline est nommée à la chartreuse de La Celle-Roubaud . En 1300, elle succède à sa tante comme prieure du monastère et le demeurera jusqu'en 1328, époque à laquelle, épuisée par sa tâche, elle demande à redevenir simple religieuse. De nombreux pèlerins affluèrent alors à son chevet et des miracles se produisirent dans sa cellule. Des malades furent délivrés de leurs maux, des paralytiques retrouvèrent la liberté de leurs mouvements, des aveugles recouvrirent à nouveau la vue. Elle meurt le 17 janvier 1329.
Enseveli dans le cimetière du cloître, le corps de Roseline fut exhumé cinq années plus tard, une forte odeur de rose se dégageant de sa tombe. Miraculeusement, il apparut intact, les yeux de la défunte ayant même gardé tout leur éclat. Ceux-ci furent alors placés dans un reliquaire exposé à la vénération des fidèles, tandis que le corps de la sainte reposait dans une châsse en bois.
La relique disparut ensuite pendant 280 années, peut-être mise à l’abri dans un caveau ou un souterrain, pour la préserver durant des "temps troublés". Elle fut longtemps cachée et aurait pu être perdue si un aveugle ne l’avait finalement retrouvée : la sainte lui révéla sa position dans un rêve et lui redonna miraculeusement la vue. En 1614, le corps de sainte Roseline était à nouveau exposé, toujours prodigieusement intact.
En 1660, de passage dans la région et entendant parler de ce miracle, le roi Louis XIV envoya son médecin, Antoine Vallot constater par lui-même le phénomène. Le Dr Vallot fasciné par les yeux de Roseline perça d’une aiguille le globe gauche. Le corps vitré s’échappa et la prunelle se ternit instantanément.
La dépouille de sainte Roseline subit de nombreuses translations au cours des siècles, pour restaurer ou changer la châsse, vérifier l’état de conservation du corps ou prélever des reliques. Aujourd’hui, le reliquaire des yeux et la châsse où repose le corps sont toujours exposés aux fidèles et aux touristes, dans l’ancienne chapelle du monastère de la Celle-Roubaud, devenue Chapelle sainte Roseline.
Rappelons aussi que sainte Roseline est la patronne des alchimistes .
Mentionnons aussi la Rose Line, ligne rose , ou ligne de cuivre marquant le méridien de midi sur le sol de l’église saint Sulpice à Paris ( voir article du Jeudi 10 décembre:"Le calendrier et la mesure du temps ": http://tracesetroutes.blogspot.com/2009/12/le-calendrier-et-la-mesure-du-temps.html)
En 1968, pour remercier sainte Roseline, Marguerite Maeght décide de faire restaurer entièrement la chapelle laissée à l'abandon y compris le retable du XVe siècle et le choeur du XVIe siècle.
Le bâtiment a été restauré en 1969. Il s'est alors enrichi d'œuvres d'art moderne : une grande mosaïque murale réalisée en 1975 par Marc Chagall représentant Le repas des Anges, l'un des miracles attribués à Sainte Roseline, des vitraux rénovés et un lutrin et un bas-relief de Giacometti : "Le miracle des roses".
Mosaïque de Chagall:"Le repas des Anges"
Retable de la chapelle Sainte Roseline

Les occurrences du 17 Janvier
- 17 Janvier 356 : Mort de Antoine Le Grand (Saint Antoine l’Ermite)
- 17 Janvier 395 : Mort de l’empereur romain Théodose Premier Le Grand
- 17 Janvier 647 : Mort de Saint Sulpice, Archevêque de Bourges
- 17 Janvier 356 : Mort de Dagobert III
- 17 Janvier 1329 : Mort de Sainte Roseline
- 17 Janvier 1369 : Mort de Pierre Premier, Roi de Chypre
- 17 Janvier 1377 : Retour de la papauté à Rome
- 17 Janvier 1504 : Naissance de Pie V
- 17 Janvier 1579 : Mort de Sainte Germaine de Pibrac
- 17 Janvier 1601 : La France et le duché de Savoie signent le traité de Lyon
- 17 Janvier 1605 : 1ère Publication de Don Quichotte, roman de Cervantes
- 17 Janvier 1793 : Condamnation à Mort de Louis XIV
- 17 Janvier 1871 : Apparition de la vierge à Pontmain
- 17 Janvier 1949 : Découverte du virus de la grippe
- 17 Janvier 1991 : Opération Tempête du désert en Irak
- 17 Janvier 1994 : Terrible tremblement de terre en Californie
- 17 Janvier 1995 : Terrible tremblement de terre au Japon

Quelques remarques sur le nombre 17
- C’est le Numéro atomique du chlore, symbole de la transmutation alchimique
- La 17ème lame du Tarot (l’Etoile) fait référence à la confiance et l’espérance
- Le déluge commença un 17 et l’arche se posa sur le mont Ararat un 17 à l’altitude de 17000 pieds
- Les 10 commandements font l’objet de 17 versets au chap 20 du livre de l’Exode
- Les Tables de la loi furent rompues le 17 du mois de Tamuz
- L’Egyptien Seth enferma Osiris dans un cercueil le 17 du mois de Athyr
- La somme des carrés des 17 premiers nombres premiers donne 666 qui est le nombre de la bête : Le nombre de la Bête ou chiffre de la Bête est contenu dans l'Apocalypse de Jean, au chapitre 13, verset 18. Ce nombre est « six cent soixante-six » ou, en chiffres arabes, « 666 », Cette marque (Ap 13:11-18), relevant de la spéculation littéraire chiffrée, commune chez les auteurs d'apocalypses, doit permettre d'identifier la Bête de l'Apocalypse - sans qu'il soit précisé laquelle - dans une symbolique, déjà présente dans le livre de Daniel, qui représente un pouvoir politique. Ce nombre de la Bête a donné lieu par la suite à beaucoup d'interprétations à travers les siècles..
- 17 ans de mariage font les noces de ROSES

vendredi 8 janvier 2010

Le Temps des Voeux

Les étrennes nous viennent des Romains (sacrifiant à la déesse Strenna), mais l'usage des cartes de voeux vient de l'Extrême-Orient. En Chine, les cartes étaient de grandes feuilles de papier de riz, dont la dimension variait selon l'importance du destinataire et au milieu desquelles, avec des encres de plusieurs nuances, on écrivait les noms, prénoms et qualités de l'envoyeur. Pour un mandarin de 1ère classe, elle pouvaient mesurer 1,50m X 1,50m.
L'usage des cartes de Nouvel An est apparu assez tard chez nous. Jusqu'au XVIIe siècle, les visites se rendaient toujours en personne. Au siècle des lumières, des industriels montèrent des agences, qui, contre la modique somme de deux sols, mettaient à votre disposition un gentilhomme en tenue noire stricte, et qui, l'épée au côté, se chargeait d'aller présenter vos compliments à domicile ou d'inscrire votre nom à la porte du destinataire.
Mais , à la fin du règne de Louis XIV, le gentilhomme fut remplacé par la carte de visite.
La distribution des cartes de voeux à Stuttgart, dans le Wurtemberg, se faisait ainsi : pendant l'après-midi du premier de l'An, sur une place publique, se tenait une sorte de foire ou de bourse aux cartes de visite. Tous les domestiques de bonne maison et tous les commissionnaires de la ville s'y donnaient rendez-vous, et là, grimpé sur une table, un héraut improvisé criait les adresses. A chaque nom proclamé, une nuée de cartes tombait dans un panier disposé à cet effet, et le représentant de la personne à laquelle ces cartes étaient destinées collectait son lot de cartes . Des milliers de cartes atteignaient ainsi leur destinataire en quelques minutes...
La carte de voeux est une tradition incontournable du nouvel an.
Certains font remonter son origine aux chinois, mais son apparition en Europe date en fait du Moyen-Âge, lorsque, en fin ou en début d'année, les religieuses envoyaient un menu présent à leur famille en l'accompagnant d'une lettre de voeux peinte à la main.
Cette tradition a disparu au XVI ème siècle pour revenir en force au XVIII ème siècle. la première carte de voeux est anglaise. Elle a été dessinée par John Calcott Horsley en 1843 : Cette carte lithographiée et coloriée à la main a été envoyée en 1000 exemplaires. Dès 1860 l'envoi de carte de voeux c'est généralisé en rencontrant un franc succès .
Poèmes, citations et Proverbes
Qui suis Je?
Souvent, quoique léger, je lasse qui me porte ;
Un mot de ma façon vaut un ample discours ;
J'ai sous Louis-le-Grand commencé d'avoir cours,
Mince, long, plat, étroit, d'une étoffe peu forte.
Les doigts les moins savants me traitent de la sorte ;
Sous mille noms divers, je parais tous les jours ;
Aux valets étonnés je suis d'un grand secours ;
Le Louvre ne voit pas ma figure à sa porte.
Une grossière main vient la plupart du temps
Me prendre de la main des plus honnêtes gens.
Civil, officieux, je suis né pour la ville.
Dans le plus dur hiver, j'ai le dos toujours nu,
Et, quoique fort commode, à peine m'a-t-on vu
Qu'aussitôt négligé je deviens inutile.
(La Monnoye)
Les Voeux, le Bonheur, la Santé et le temps qui passe...
On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années; on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Les années rident la peau: renoncer à son idéal ride l'âme.
( Douglas Mac Arthur)
Le bonheur, c'est avoir une bonne santé et une mauvaise mémoire.
(Ingrid Bergman)
Les années apprennent peu à peu, à tout homme, que la vérité seule est merveilleuse.
(Maurice Maeterlinck)
Janvier est le mois où l'on offre ses meilleurs voeux à ses amis. Les autres mois sont ceux où ils ne se réaliseront pas.
(Georges Christophe Lichtenberg)
Il ne faut pas chercher à rajouter des années à sa vie, mais plutôt essayer de rajouter de la vie à ses années.
(John Fitzgerald Kennedy)
« Citoyens, assez d'hypocrisie ! Tout le monde sait que le Jour de l'An est un jour de fausses démonstrations, de frivoles cliquetis de joues, de fatigantes et avilissantes courbettes... »
( La Bletterie, député à la convention, à l’origine de la loi interdisant les vœux votée en 1791, et abolie en 1797)

C'est justement la possibilité de réaliser un rêve qui rend la vie intéressante.
( Paulo Coelho )
On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller.
( Jacques Prévert)
Réaliser dans l'âge d'homme les rêves de la jeunesse, c'est ainsi qu'un poète a défini le bonheur.( Léon Blum )
La joie n'est pas dans les choses, elle est en nous.
(Richard Wagner)
Il n'est aucune chose qui aille plus vite que les années.
( Léonard de Vinci)
Nous ne vieillissons pas d'une année sur l'autre, nous nous renouvelons chaque jour.
( Emily Dickinson)
L'an dernier j'étais encore un peu prétentieux, cette année je suis parfait. Le bonheur pour une abeille ou un dauphin est d'exister, pour l'homme, de le savoir et de s'en émerveiller.
(Jacques-Yves Cousteau)
Les grandes âmes ont de la volonté, les faibles n'ont que des souhaits.
(Proverbe chinois)
Nous arrivons tout nouveaux aux divers âges de la vie, et nous y manquons souvent d'expérience malgré le nombre des années.
( François, duc de La Rochefoucault)

Et pour conclure :
« J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé. »
( François Marie Arouet, dit Voltaire)

vendredi 1 janvier 2010

jeudi 31 décembre 2009

Réveillon

Réunir autour d’une table ceux et celles qui nous sont chers, qui sont partis, ou qui vont nous rejoindre


Le gui a une fonction sacrée depuis les Celtes. C’est la petite boule de cette plante parasite, à moitié translucide, qui lui donne toutes ses vertus magiques. Elle serait trace sacrée d’un autre monde. Les druides grimpaient à l’arbre en tenue blanche, souvent sur les chênes les plus majestueux de la forêt. Les boules du gui ont la vertu de tout guérir. En tout cas, on a gardé la tradition de le suspendre et de s’embrasser au-dessous pour se souhaiter les vœux de prospérité. Quant au houx, ses pointes acérées permettent de chasser les mauvais esprits !
Bonne année ! Au gui l'an neuf !

dimanche 27 décembre 2009

Le père Noël et la fête

Quand Jésus rencontra le père Noël !

Les peuples préhistoriques adoraient la lumière et ils avaient construits des temples qui aidaient à comprendre l'arrivée des saisons pour les premiers agriculteurs européens, les hommes du néolithique.
Dans le temple mégalithique de Newgrange en Irlande, la lumière du soleil ne rentre que le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre.
De même dans le temple de Stonehenge en Angleterre, le soleil se lève dans une pierre percée que le 21 juin, le jour du solstice d'été.
Les Egyptiens adoraient à cette même période, le fils du Dieu Osiris, Aïon surnommé le soleil renaissant et marqué au front d'une étoile d'or.
Les Perses, aussi, fêtaient cette date du solstice d'hiver en adorant Mithra, le dieu de la vie et de la lumière qui lutte contre les ténèbres et le mal et auquel on sacrifiait un taureau.
Les Celtes faisaient de grands feux aux solstices pour lutter contre les ténèbres. Ils avaient très peur de ces périodes sombres avec le jour le plus court mais en même temps ils savaient que le soleil allait réchauffer le sol et les plantes.
Au 6e jour qui suivait le solstice d'hiver (notre 1er janvier), ils coupaient en grande cérémonie le gui sacré qui montrait que la nature revivait sur les chênes qui semblaient morts; le druide criait alors:
"o ghel an heu !" qui signifiait "que le blé lève " et qui est devenu "Au gui l'an neuf"
Les Romains fêtaient les Saturnales du 17 au 25 décembre: les hommes et les femmes portaient alors des guirlandes autour du cou et s'offraient toutes sortes de cadeaux.
Un peu plus tard, sous l'empire romain, le 25 décembre devint la fête du "soleil invaincu" avec une des divinités solaires représentée par un enfant nouveau-né. L'empereur Julien portait sur ses enseignes la devise "sole invicto".
La religion chrétienne qui célébrait jusqu'au 3e siècle la naissance du Christ le 06 janvier (anciennes Saturnales romaines) décida en 354 que le 25 décembre deviendrait la date de la naissance de Jésus Christ.
Le 25 décembre est une fête qui mélange de nombreuses croyances très anciennes avant de devenir une des dates importantes du calendrier chrétien.
Longtemps les Chrétiens d'Orient gardèrent la date du 6 janvier comme la date de la naissance de leur dieu en qualifiant le 25 décembre de fête païenne.
Dans les années 1600, les fêtes de Noël furent interdites par les puritains anglais et écossais.
Le Père Noël dérange encore:
En 1951, son effigie a été brûlé sur le parvis d'une église à la demande de l'évêché.
Le cardinal Roques, archevêque de Rennes à la même époque dénonçait les "invraisemblables stupidités d'un imaginaire chiffonnier, dénommé père Noël"




Le croiriez vous, le 24 décembre 2009 Philippe Louveau, curé de Sainte-Trinité du Perreux, écrivait:

Nous ne croyons pas au père Noël
qui récompense les enfants sages et punit les méchants.
Nous croyons en Dieu, notre Père,
qui aime tous les humains et veut les sauver.

Nous ne croyons pas au divin enfant
venu « de son père apaiser le courroux ».
Nous croyons au Fils de Dieu, notre frère,
qui nous révèle le vrai visage de Dieu,
nous promet la Vie, et nous donne sa mort comme une avance.

Nous ne croyons pas au sapin et à ses guirlandes
qui trône sur nos places et dans nos maisons.
Nous croyons en l’Esprit-Saint, le consolateur
qui nous invite à devenir nous-mêmes lumière du monde.

Mieux qu’une quinzaine commerciale,
voici le moment favorable.
Mieux que des milliers de jouets,
voici le cadeau de Dieu !

Seigneur, toi qui comptes sur nous pour que Noël rayonne,
donnes-nous un coeur et un regard nouveaux !
Qu’au milieu de la fête, nous soyons capables
de Te découvrir et de T’accueillir,
Toi dont Noël nous rappelle la venue,
il y a 2000 ans, sur la terre de Palestine,
et qui chemines avec nous,
tous les jours,
jusqu’à la fin du monde !

Le Père Noël est condamné, repoussé, discuté, mais nous, les enfants, nous l'adorons parce qu'il est merveilleux


jeudi 19 novembre 2009

Championnat du monde Echecs jeunes

ANTALYA 2009Ces jeux qui traversent les Ages Les Jeux Initiatiques
Le jeu d'échecs nous est aujourd'hui familier. Mais son histoire remonte à plus de 1 500 ans. Jeu de guerre dans un continent indien déchiré par les luttes intestines, jeu de cour dans l'Occident médiéval, jeu "moralisé" mettant en scène la place des différents métiers à la fin du Moyen Âge, jeu "amoureux" suivant les méandres de l'amour courtois, jeu de compétition à l'aube des Temps modernes… L’évolution du jeu d’échecs, de ses pièces et de ses règles, témoigne des cultures qui l'ont adopté. La civilisation islamique fixe le jeu et en assure la diffusion, le Moyen Âge chrétien transforme les pièces et leur confère une dimension symbolique, la Renaissance modifie les règles et en accélère la marche ; avec les Temps modernes s'ouvre l'ère de la compétition. À toutes les époques, l’échiquier apparaît comme le théâtre du monde et nous éclaire sur ses valeurs sociales. Dès l'arrivée du jeu en Occident, de nombreuses légendes ont circulé, élevant le "roi des jeux" au rang de mythe : Achille, Ulysse, le roi Salomon, Alexandre le Grand, le roi Evilmodorach de Babylone, le roi Arthur… Dans l'imaginaire médiéval, les échecs s'imposent comme le "jeu des rois", avant d'être la distraction favorite de Philippe II d'Espagne, Charles V ou Napoléon.

samedi 14 novembre 2009

Les Clowns d'hier

Joseph Grimaldi
Joseph Grimaldi, (1778-1837) , fut le plus célèbre mime et clown anglais du XIXe siècle . Inspiré originellement par la commedia dell'arte , c'est lui qui fixa véritablement le type du clown moderne avec son personnage de Clown Joey
Sont ils toujours aussi drôles de nos jours ?